Un nouveau jour se couche...
Il parait que le bonheur fait peur...
C'est toujours la même chose, la même heure, la même tristesse, c'est ce malheur qui se perpétue. Ma douleur est spécialement intense en ce soir de Mai, les paupières plus lourdes encore que la veille.
J'ai lu il y a un an une démonstration de Nietzsche dans laquelle il montrait combien notre rapport au seul terme d'amour était fossé, on pense aimer mais le mot ne convient pas, la terminologie est même inversée; on pense aimer mais on aime pas. Aimer c'est l'action du don de soi, sans retour, on devrait pouvoir aimer quelqu'un toute notre vie sans même en attendre le retour, je le répète, l'idée d'amour ne traite pas du partage mais bien du don.
En ce sens il est plus facile d'aimer un objet et une passion qu'un semblable. Je suis pourtant quelqu'un de profondément intègre, c'est la seule qualité que je me découvre à la vue rétrospective des 21 petites années déjà parcourues mais comme nous tous j'échoue là. J'ai toujours fréquenté des garçons, je veux dire, mes amis sont des garçons. Depuis 15 ans.
Je me rappelle avoir été amoureuse de mon meilleur ami pendant plus de 5 ans lorsque j'étais petite, je ne l'ai jamais dragué ni même testé ou taquiné comme le font bien volontiers bon nombre de filles. Je l'aimais comme je n'ai plus jamais aimé quelqu'un, au point même de le repousser 2 fois. Il était et il est encore aujourd'hui un trés beau garçon et moi, moi je me trouvais bien trop laide pour lui, une version dégradée que ce que devait être son premier amour. Je devais être en 6eme quand mes parents m'ont expliqués, excédés, que je pourrais passer ma vie à aimer des gens qui se moqueraient, comme logiquement, de moi, de mon poids; dans mon dos bien sur. Ma mère m'appellait le loukoum. Alors ce soir je pense à toi David, parce que je t'ai aimé au point même de ne pas vouloir être une honte pour ce qui n'était à mes yeux que dorures, je t'ai aimé comme je n'aimerais plus jamais. Car même si je souffre encore aujourd'hui d'une éducation tumefiée par la vraie souffrance humaine de ma mère, je sais que je ne suis pas un loukoum mais une fille bien, intègre.
Je pense aussi à celui qui me hante depuis son départ de chez moi. Sache, si tu me lis un jour, que l'attachement que j'ai tissé entre nous est sincère, non voulu. C'est le résultat d'une équation déjà résolue depuis bien longtemps. J'aime et je suis avec quelqu'un qui ne m'a jamais bien traité, je lui ai repété des centaines de fois qu'un jour je te rencontrerai toi, petit homme, quelqu'un de Bien, de Beau.
A l'autre: Je n'ai pas mérité d'être aussi peu protégé par toi, tu nous as tué et je t'en veux, pourquoi tu ne m'as pas écouté? Je n'ai de cesse de te dire que nous deux ça ne fonctionne plus mais ton silence et tes difficultés à t'exprimer nous empêche de renaitre. J'aurais voulu n'aimer que toi toute ma vie mais à cause de toi je me laisse partir, réveuse, auprès d'un autre. Je suis restée près de toi alors que d'autres t'auraient quitté 5 fois, ou trompé surtout à la vue du nombre de garçons que je fréquente quotidiennement. Je suis intègre et tu sais que je n'en ai jamais dragué aucun, aucun. Aucun parce que mes amis ou mes potes ne sont rien d'autres, c'est un devoir entant que fille que d'être respectueuse des amitiés qu'elle construit avec le sexe opposé, on ne teste pas ni son charme, ni rien, sur ses amis. Mais là je me heurte à autre chose, un être simple, gentil, qui m'inspire la paix. Pace.
La paix, tu sais, tu le sais. Mon nuage et les étoiles. La paix.
Rien à voir avec la mort, rien.
Par 10000days, Mardi 27 Mai 2008 à 04:10 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)





